En salles : « Black Sheep » ou « les moutons qui vous tondent la laine sur le dos »

blacksheep Qui aurait cru que le retour du gore sur grand écran passerait par un horror-movie à la fibre rétro, où la menace ultime est incarnée par un cheptel de moutons-zombies carnassiers ? Après avoir servi de décor au « Seigneur des Agneaux »… pardon, des « Anneaux », la Nouvelle-Zélande devient dans « Black Sheep » le terrain de chasse d’ovidés assoiffés de sang…

Ci-dessous : le trailer de « Black Sheep ».

Black Sheep a beau passer au premier abord pour un film foncièrement débile, il a tout de même raflé le Prix du public et le Prix spécial du jury au Festival de Gerardmer 2008. L’engouement populaire pour le salon de l’agriculture ne suffit pas à expliquer ce phénomène tant les agneaux ne sont plus forcément très silencieux dans cette histoire (si vous m’avez suivi ?). En effet, le loup est resté au bercail et c’est le mouton qui bêle à la lune qui sème la terreur. Alors serait-ce finalement ce truc qu’on qualifie au premier abord de débilité qui confère au film un étrange pouvoir de séduction ? Ce mélange de gore brut, d’hémoglobine et d’amputations, couplé à un burlesque décalé ? Car Black Sheep tient effectivement de la comédie sanguinolente. Malgré des scènes trash qui ne plaignent pas les éviscérassions, le comique est l’un des éléments centraux du long-métrage. Une recette éprouvée dans l’épouvante des années 80 par Sam Raimi dans Evil Dead. Mais arrêtons là la comparaison, il ne faut pas exagérer. Car Black Sheep ne sera jamais un film-culte. Black Sheep est grotesque, tellement même que c’est ce qui fait sa force : on se marre en permanence, pour peu qu’on aborde la chose au « ixième » degré. La faute à qui ? Aux moutons pardi ! Les bêtes mutantes, fatalement victimes d’expériences génétiques – classique ! – ont malgré leur apparence naïve abandonné leur nature végétalienne pour des velléités plus audacieuses : faire pisser le sang de leurs prédateurs. Les hommes oui… Ça bêle toujours dans les pâturages mais ça cavale pour tordre les carotides, pour mâchouiller des membres et au passage, tel un loup-garou de Londres version immaculée à quatre pattes made in New-Zeland, inoculer par la morsure leur malédiction à des humains qui se voient pousser le museau et les arpions. Un truc à vous rendre chèvre. Black Sheep est crade, barré et rigolo à la fois. Une pitrerie monumentale, totalement anecdotique dans l’histoire du 7ème art, mais poilante tant elle est exagérée. Après ça, on a plus qu’à retourner à nos moutons.

7 commentaires pour En salles : « Black Sheep » ou « les moutons qui vous tondent la laine sur le dos »

  1. Cyril dit :

    C’est enorme ! Ca me rappelle les Nonnes Troppo :

    Aux-aux-aux verts pâturages
    Nous étions trois petits moutons sages
    Toute la journée on se promenait
    Bien gentiment dans le grand pré
    Sauf quelquefois on se bousculait
    Quand la bergère venait nous peloter
    Sauf quelquefois on se bousculait
    Quand la bergère venait nous peloter

    Avec l’informatique, la tonte est automatique
    Mais un détail technique nous a rendus critiques
    Maintenant sur la tête on nous laisse une crête
    Maintenant sur la tête on nous laisse une crête
    Et ça nous fout la haine, la haine, la haine
    Et ça nous fout la haine, la haine des moutons
    Qu’en ont marre qu’on les prenne, les prenne, les prenne
    Qu’en ont marre qu’on les prenne, les prenne pour des cons
    On est plus sages, on est méchants !
    On est des punks évidemment !

    La Ninon s’est pointée, la fleur aux dents, c’était l’été
    On y a killé sa tête, on est pas des braves bêtes
    Elle voulait jouer à saute-mouton, mais ça vraiment c’est un jeu de cons
    Elle voulait jouer à saute-mouton, mais ça vraiment c’est un jeu de cons

    Trois-huit-douze

    Elle nous a mis la haine, la haine, la haine
    Elle nous a mis la haine, la haine des moutons
    Qu’en ont marre qu’on les prenne, les prenne, les prenne
    Qu’en ont marre qu’on les prenne, les prenne pour des cons
    On est plus sages, on est méchants !
    On est des punks évidemment !

    Depuis qu’on s’est tirés, on zone dans la contrée
    On gerbe sur ces bourgeois qui dorment sous un toit
    Et broutent de l’autre côté des barbelés électrifiés
    Et broutent de l’autre côté des barbelés électrifiés

    Et ça nous fout la haine, la haine, la haine
    Et ça nous fout la haine, la haine des moutons
    Qu’en ont marre qu’on les prenne, les prenne, les prenne
    Qu’en ont marre qu’on les prenne, les prenne pour des cons
    On est plus sages, on est méchants !
    On est des punks évidemment !

    rouargrgg raarhhrr
    flopées de légumes
    raargh

  2. jeff dit :

    De bons souvenirs ça aussi effectivement !🙂

  3. Cyril dit :

    Je crois que ca collerait bien sur la bande-annonce :p

  4. jeff dit :

    Je me suis fait exactement la même réflexion en relisant ces parloes. J’avais vraiment oublié ce morceau des Nonnes !

  5. Cyril dit :

    Desole je spam, mais la c est pour la bonne cause !

  6. jeff dit :

    Aucun souci en effet ! Concernant la dépêche, j’avais failli la mettre en lien moi-même ! Quant à la vidéo, j’ai bien ri ! Elle est à voir par tout le monde, absolument !😀

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