Test jeu vidéo PC : CRYSIS

crysis_cover Rappelez-vous, c’était il y a presque 3 ans : Far Cry, jeu vidéo développé par Crytek, venait bouleverser le F.P.S sur P.C, scotchant de beauté et révolutionnaire en matière de gameplay.
Les studio allemand a remis le couvert mi-novembre 2007 avec la sortie de Crysis. Et là… La grosse claque ! Après ça, le jeu vidéo ne sera plus jamais pareil. Un nouvel étalon graphique est né. Epoustouflant, haletant, interactif jusqu’à la moele, voici notre test du champion toutes catégories confondues…

Autant ne pas y aller pas quatre chemins : Crysis, c’est du jamais vu jusqu’ici. Comme avec Far Cry en son temps, Crytek fait franchir un pallier au monde vidéoludique en plaçant la barre très très haut… En même temps, il vous faudra aussi un hardware en conséquence pour profiter pleinement du déluge visuel. Certes les options autorisent nombre de paramétrages, mais faire tourner le monstre en dessous d’une résolution 1280×1024, c’est un peu dommage… Par contre, les gamers équipés dernier cri avec des cartes 8800 GT vont jubiler gravement… Il leur faudra jouer avec un bavoir autour du cou ! Car en effet, les shaders, le post-process, la qualité de l’eau, les effets et les textures à fond, Crysis est une tuerie. Si vous doûtez de votre machine, commencer par tester avec la démo gratuite du jeu qui contient un niveau complet (téléchargement sur le site officiel) sera une première précaution.

Ci-dessous (capture N4FF) : Avouez qu’on ne peut rester insensible à pareille vue ! Mais bon, on est pas là non plus pour tester les hôtels qui seront dans le prochain guide du routard.

crysis1

Mais un jeu d’action ne tenant pas qu’à des considérations esthétiques, penchons-nous sur le scénario : vous incarnez Nomad, un soldat d’élite de l’armée américaine. Nous sommes en 2020. Le contact a été perdu avec une équipe de scientifiques organisant des fouilles géologiques sur une île en mer des Philipines. D’autant plus inquiétant que l’île a subitement été envahie par l’Armée Populaire de Corée… Allez savoir ce qui se trâme ? Vêtus de nanocombinaisons aux propriétés exceptionnelles, vous et vos camarades commencez la virée par une petite chûte libre à la verticale de l’îlot verdoyant… Le scénario ne brille pas par son originalité, certes, mais de toute façon, « la vérité est ailleurs », au sens propre comme au sens figuré car il y tout de même une pointe de civilisation alien là-dessous…

Première découverte : la nature environnante. Sur ce point, Crysis est le digne héritier de son aîné Far Cry. Non seulement ça nous change des couloirs obscurs à la Doom, mais en plus c’est beau et luxuriant. Aucun jeu n’égale à ce jour pareille reconstitution de nature. Faune et flore son au rendez-vous : les crabes courent sur le rivage baigné d’écume, les poissons dansent dans les eaux claires, les végétaux sont d’une densité incroyable, leurs feuilles ployant mollement sous le vent (chaud) des tropiques. Bref, avec un appareil photo, on vous ferait presque un reportage à la Yann Arthus Bertrand ! Et pour couronner le tout, le milieu réagit aussi pleinement à l’action : les palmiers s’effondrent touchés par les explosifs, les plantes s’écartent à votre passage et leurs tiges ploient sous les meurtrissures des balles. On en reste pantois.

Ci-dessous (capture N4FF) : Faire sauter une station service… Voila qui va distraire un moment les gringos du coin, histoire de me laisser le temps de filer à l’anglaise…

crysis12

Et très justement, la gestion de la physique, c’est l’un des gros atouts de Crysis. Déjà Far Cry nous avait régalés. Ici, on reprend les choses puissance 3 ou 4. Vous pouvez ramasser et lancer n’importe quel objet qui traîne, d’une branche à un container-poubelle, dézinguer une tour abritant un sniper au lance-roquettes, faire s’écrouler un barraquement en tole à coup de grenades, faire du babecue géant en tirant dans des bidons d’essence (y compris ceux fixés sur les véhicules), crever les roues des voitures etc, etc… Imaginez un peu les fantaisies de gameplay qui s’offrent à vous pour mener l’aventure à bien. Que vous soyiez plutôt bourrin dans l’âme, adepte des approches feutrées ou que vous souhaitiez mixer les deux, Crysis vous laisse l’embarras du choix. Choix de style, mais aussi choix tactique car les maps vous accordent une liberté d’action extraordinaire. Toutes sont d’immenses terrains ouverts dans lesquelles il ne vous appartient plus qu’à trouver le chemin qui vous sied le mieux, que ce soit à pieds, à la nage, par canot de combat chippé à l’ennemi, en voiture blindée, pick-up ou camion…

Et vous Nomad, puisqu’il faut bien parler un peu du héros que vous incarnez en vue subjective, vous êtes doté d’une nanocombinaison, petit joujou high-tech qui booste votre oragnisme. Là encore, le gameplay en prend un coup. On joue à Crysis comme à nul autre F.P.S. Explications : une pression sur V ouvre un menu contextuel qui vous permet de permutter entre les diverses fonctions de votre combi : armure maxi, vitesse pour réaliser des sprints fulgurants, force qui permet d’effectuer des sauts hors-normes et d’emmancher des coups de pognes plus fort que Tyson… Et le nec-plus-ultra : le camouflage visuel qui vous rend quasi-transparent. L’emploi combiné de ces capacités demande un petit temps d’adaptation, mais une fois maîtrisé, le système devient redoutable avec toutefois des effets à durée limitée, en fonction de votre activité corporelle. Plus vous vous agitez, plus l’énergie est consommée rapidement. Mais comme l’Oncle Sam a mis le prix dans le tailleur, il suffit d’un temps relativement court pour profiter à nouveau des pleines capacités de la tenue qui sait aussi vous soigner. Oui, en 2020, les médecins militaires sont tous au « chomdu ».

Ci-dessous (capture N4FF) : Nous n’avons pas voulu vous en dire trop sur les aliens du jeu, mais bon, un petit screenshot s’impose… Voici à quoi ressemble l’intérieur de leur antre dans lequel vous allez évoluer en apesanteur.

crysis42

Et vos ennemis là-dedans ? Dans l’ensemble, tout va pour ainsi dire bien. Loin d’être manchots, ils savent se mettre à couvert, utiliser les grenades pour tenter de vous incapaciter à distance, bref, ils sont dotés d’une I.A appréciable. Et si vous laissez un soldat avertir de votre présence avant de l’éliminer, soyez sûr que ses camarades vont rameuter en nombre pour tenter de vous coincer, lorsqu’ils n’auront pas recours aux fusées de détresse pour appeler un hélico de combat en renfort ! Globalement là encore, mission accomplie par Crytek. C’est l’une des meilleures I.A de F.P.S avec celle de Fear.

Bon, y a-t-il donc quand même quelque chose qui puisse fâcher dans Crysis à la fin ? Parce que c’est facile de balancer l’encensoir mais à part ça ? Bah, évidemment, tout n’est pas parfait, mais 97% du jeu étant soignés au possible, les défauts prennent une tournure assez anecdotique. On relève d’abord quelques traditionnels bugs de collision qui s’accompagnent parfois d’un raffut pénible. Exemple : lorsqu’un ennemi meurt et que sont arme reste coincée dans un mur ou que la carcasse fumante d’un hélico que vous avez descendu sursaute sans cesse sur le décor, vous avez droit à un boucan ininterrompu. Heureusement, ce n’est pas systématique ! A part ça, niveau sonore, les jeu assure aussi ! On pourra noter certaines fois quelques anomalies d’arrière-plan dans les reliefs montagneux avec des pixels non affichés selon l’angle de vision. Enfin, de sporadiques soucis de pathfinding chez les adversaires qui sont aussi capables de vous piétiner sans s’en rendre compte lorsque vous camouflez votre combi et de faire irruption dans une pièce sans beaucoup de précaution tout en sachant que vous vous y cachez. Bon, tout cela, on le réaffirme, est pure rigolade au regard du reste.

Ci-dessous (capture N4FF) : Vous pouvez customiser votre arsenal en temps réel avec divers viseurs, accessoires, équipements secondaires et munitions. C’est Hannibal Smith qui doit vous envier aujourd’hui !

crysis32

Conclusion : Crysis s’impose comme LA référence absolue en matière de visuel et de gameplay, faisant figure de pionnier pour toute l’industrie du jeu vidéo. Crytek se pose définitivement comme un studio moteur qui tire les choses vers le haut. La performance est énorme, grâce à un moteur, le Cry-Engine, des plus performants. Là où certains jeux se mettent à ramer lorsqu’on affiche 4 touffes d’herbe en plus, Crysis anime une jungle entière ! Certes contempler cette beauté à son zénith a un prix, mais sans aller jusqu’au maximum des réglages, on peut déjà se délecter du spectacle sans posséder un P.C monstrueux (on vous le re-recommande, testez avec la démo). Dans tous les cas, voici l’un des meilleurs softs qui soit. A faire et à refaire tant l’hébahissement qu’il provoque est jouissif.

Publicités

4 Responses to Test jeu vidéo PC : CRYSIS

  1. Cyril dit :

    Tres bon test ! Plus qu’a me racheter une config!

  2. jeff dit :

    Eh bien en effet ! Pour ma part, je songe à upgrader sérieusement… Et je referai le tour du soft avec tous les détails au max sans souci et en résolution plus poussée car franchement, c’est scotchant !

  3. yukin dit :

    Oup c’est carrément un tour de force !!! il faut absolument l essayer !!!! Par contre gros bémol !!! Le jeu est trop court !!!! vraiment trop trop court !!! du coup on a plus l impression d essayer une démo technique (c’est pas faux) que s’éclater sur un jeu comme doom ou half life en leur temps… bref dans la construction du jeu, le titre s’arrête lorsque l’enjeu est vraiment connu d’où l’effet de foutage de gueule.
    Mais on pardonne tant Crysis est beau mais tellement loin de far cry…

  4. jeff dit :

    Ah, ça fait plaisir de retrouver des contrib’ des membres de B-GAMES sur N4FF ! Merci donc Yukin ! J’abonde dans ton sens concernant la durée du jeu. Globalement, le challenge proposé Far Cry était également à mon avis plus ambitieux (certains passages étaient carrément démoniaques). Mais cela-dit, il y a quand même largement de quoi s’éclater dans Crysis. Quant au plan technique, on ne peut réfuter ton commentaire. Et vu que tout le monde n’a pas les moyens d’upgrader (voire de changer) sa machine, beaucoup doivent tourner dans des résolutions « moyennes » (le 1024 X 768 offre un rendu peu gratifiant sur Crysis je trouve après vérification), ce qui ampute le jeu d’une partie essentielle de son intérêt nouveau par rapport à Far Cry : l’amélioration de la gestion physique et les effets en tous genre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :