Fun: 1ère Journée Internationale des Zombies… Non le zombie n’est pas mort et enterré !

zombiewalkparis08 Un “nouveau” phénomène vient enrichir la panoplie des festivités urbaines de notre monde. Après les techno-parades et autres gay-prides, voici venir les Zombie Walks (lit. “marches zombie“). La toute première démonstration française d’ampleur réunissant des morts-vivants claudicants dans les rues de Paris et Lyon s’est tenue le dimanche 26 octobre dernier dans le cadre… de la 1ère Journée Internationale des Zombies ! Loin d’être un acte isolé, cette joyeuse manifestation “horrocambolesque” participe donc d’un mouvement mondial généralisé… Focus dans la suite de l’article…

Le Zombie Walk, contrairement aux apparences, ce n’est pas fondamentalement nouveau… Expliquons-nous… On savait depuis bien longtemps déjà, que la créature empruntée à la culture vaudou s’était taillée une place de choix dans le bestiaire horrifique destiné à titiller le trouillomètre des masses. Du 7ème art (qui a parlé d’Alfred Romero ?) en passant par la chanson (le clip du mythique Thriller de M. Jackson réalisé par… John Landis !) ou le jeu vidéo, elle a fait des émules et des fans. De là à ce que comme tous les mythes puissants, le zombie finisse par prendre corps pour de bon sous nos fenêtres, il ne restait qu’un pas à franchir… Celui de la mise en scène organisée en chair et en os (expression, vous noterez, fort à propos en l’espèce…).

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Ci-dessus (photo par Mark Marek - Wikimedia Commons lic. - 2007) : Impressionnant maquillage d'une participante à la Zombie Walk d'Edmonton en octobre 2007 (clic sur l'image pour accéder à la source)

La toute première manifestation connue du genre eût lieu à Sacramento au tout début des années 2000. L’objectif était alors de participer à l’environnement promotionnel d’un festival de film d’horreur : The Trash Film Orgy. On était encore loin du déferlement de zombies emmené par des fans en ordre de marche. En fait, “l’institutionnalisation” de ce type d’événement débuta au milieu des années 2000, toujours en Amérique du nord. Des fans d’horreur et de grimage ont commencé à se rassembler pour investir des lieux publics, vêtus de guenilles et couverts d’hémoglobine en adoptant la démarche dégingandée de leur créature d’outre-tombe favorite… Comme s’il n’y en avait pas eu assez des atroces transformations survenues dans l’Etat de Pennsylvanie… Brrrr !

De là, le zombie a sérieusement commencé à passer du statut de paria effrayant à celui d’arme de distraction massive à vitesse grand V. Car c’est bien connu, la zombification, à l’image de toute les pandémies, possède un facteur de propagation hors-norme. Suède, Brésil, Australie, Allemagne, Finlande, Canada… Et maintenant France, chacun possède son défilé de “haute-coupure” ou chacun rivalise d’ingéniosité joyeusement macabre afin de ressembler au mieux à celui qu’il redouterait sûrement de devenir. Et cela va de soi, durant l’exhibition, point de manières : on se dandine et on pousse des râles gutturaux, des cris et autres onomatopées à qui mieux-mieux. A être le zombie d’un jour, autant y aller à fond.

Et l’apogée du style a été atteint ce 26 octobre 2008 avec le 1st World Zombie Day (1ère Journée Mondiale des Zombies – rien que ça !). Plusieurs villes du globe se sont engagées dans ce mouvement. parmi elles : Sydney, New-York, Londres ainsi que… Lyon (site de la Zombie Walk) et  Paris (site de la Zombie Walk) !

Pour admirer quelques lambeaux choisis de la “zombie-pride” parisienne, rendez-vous sur le portfolio du blog de Flex’Graph.

Comme quoi le zombie est encore loin d’être mort et enterré !

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