Dans notre précédent reportage sur le quartier d’Harajuku à Tokyo, nous vous avions promis un prochain post sur une autre des attractions décalées et extraordinaires du coin : les Elvis !
On a tenu parole ! La suite en images et texte…
Une fois passés les coplayeurs et l’enfilade de groupes de qualité qui jouent aux abords de l’immense parc Yoyogi, on se dit qu’on a vu déjà bien des choses… Mais c’est sans compter sur l’énorme éventail de défouloir de nos amis japonais qui parviennent toujours, quoi qu’il arrive, à vous administrer une dose supplémentaire d’inattendu.
En dressant l’oreille on entend bien s’élever, à l’approche de l’entrée sud du grand parc de Yoyogi, de la musique sixties, crachouillée par une mauvaise sono poussée à fond. Sans être averti, la surprise n’en est que de plus belle taille : une troupe d’adulte tout ce qu’il y a de plus ancré dans l’âge mûr se déhanche à qui mieux-mieux sous une chaleur atroce ! Futals en cuir, ‘tiags rafistolées au shaterton à force de râcler le bitume, peigne dans le jean, bananes vissées sur le crâne à grand renfort de gomina, voici les Elvis d’Harajuku !
Ci-dessous (photo Jeff- N4FF) : Les protagonistes alternent les pirouettes solo et les figures de groupe. Un spectacle qui mobilise toujours une foule nombreuses les week-ends à Harajuku.

Non, Elvis n’est donc pas mort. Du moins pas totalement, puisqu’il a pénétré l’âme de ces quelques “saltimbanques” à leurs heures qui n’y vont pas dans la demi-mesure : twist à s’en décrocher les genoux, grand-écart américain, combos à plusieurs, tout ça sur du goudron et avec du Elvis à fond dans les oreilles. Ne leur parlez pas de plainsanterie : comme toute actvité annexe pratiquée par les japonais, être un “Elvis” et vouer ses fins de semaine à la danse et au relooking poussé avec un souci du détail extrême, c’est hautement sérieux. Un exutoire parmi tant d’autres et toujours, une patie intégrante du style de vie. La seule question que l’on se pose au final, c’est de savoir quel est leur look dans la semaine et quels boulots ils exercent… Mais au fond, c’est aussi ces questions sans réponse qui véhiculent le mythe n’est-il point ?
Ci-dessous (photo Jeff- N4FF) :Un “Elvis” ne joue pas la comédie. Il vit son statut à 100%, du moins le week-end…

Et admettons que vous soyez lassés des Elvis d’Harajuku… Vous pourrez si vous êtes à Tokyo et que le coeur vous en dit, passer votre soirée au Live Cavern Club dans le quartier de Roppongi pour y voir et écouter jouer “live”… Des groupes clônes des Beatles ! Quelle ambiance là encore ! Le Japon à la pointe de l’”entertainment” ? Non… Pensez-vous !
Allez, pour finir, une petite vidéo Youtube de nos “Elvis” (qui restent softs pour l’occasion !).

